L’embolie pulmonaire provoque une douleur thoracique aiguë et angoissante. Son diagnostic peut être posé après avoir effectué les examens suivants :
-
Electrocardiogramme : signe de surcharge cardiaque droite, bloc de branche droit complet, tachycardie sinusale, aspect SIQIII, anomalies de repolarisation (inversion de l’onde T dans les précordiales)…
-
Dosage dans le sang des D-dimères (peu sensible, très spécifique)
-
Gazométrie artérielle, à la recherche d’une hypoxémie et d’une hypocapnie.
-
Radiographie du thorax, à la recherche d’une zone plus claire (hypoperfusée), d’un élargissement des hiles médiastinaux (HTAP), d’une bosse de Hampton (séquelle de rétraction sur une zone anciennement infarcie). En général, il y a peu d’anomalies, en pratique la radiographie du thorax permet d’exclure une autre pathologie à l’origine d’une dyspnée brutale (pneumonie, pneumothorax…).
-
Angioscan thoracique, à la recherche du thrombus dans les troncs artériels pulmonaires. Actuellement, examen GOLD standard.
-
Scintigraphie de ventilation-perfusion,
-
Echographie cardiaque transthoracique à la recherche d’une répercussion cardiaque droite comme une HTAP, une dilatation des cavités droites, une insuffisance tricuspide, un septum paradoxal…
-
Echographie doppler des membres inférieurs à la recherche d’une TVP
-
Epreuves fonctionnelles respiratoires pour évaluer le retentissement sur la respiration.
-
Un bilan de coagulation (anomalies de protéine c, s, antithrombine III)
-
Une recherche de compression veineuse intraabdominale par scanner abdominal
-
Un bilan oncologique si la cause de l’embolie demeure inconnue